Les 11 et 12 septembre 2026, Rock in the Barn offrira une dernière danse au Parc des Tourelles à Vernon.
Pour sa 17e édition, le festival normand s’offre une ultime parenthèse musicale, avant de tirer le rideau. Deux jours, une quinzaine de groupes et artistes, un cadre hors du temps, des bières artisanales, des saveurs locales… et surtout cette envie intacte de faire vibrer les vieilles pierres du château une dernière fois.
Car s’il s’agit bien de la dernière édition de Rock in the Barn, pas question de transformer ces deux journées en cérémonie d’adieu. Le festival entend plutôt célébrer tout ce qui a construit son identité au fil des années : une programmation curieuse et indépendante, capable de passer du folk à l’indie pop, du rock au post-punk, de l’électro aux expérimentations les plus singulières. Une ligne artistique exigeante mais jamais fermée, où les découvertes ont toujours eu autant d’importance que les artistes confirmés.
Une dernière programmation à l’image du festival
Pour cette ultime édition, Rock in the Barn continue de regarder au-delà des frontières.
La scène internationale sera notamment représentée par Milo Korbenski, dont l’indie lo-fi intime et fragile semble taillé pour les fins de journée suspendues, tandis que les Londoniens de The Orchestra (For Now) promettent une expérience autrement plus théâtrale et débridée. Direction Berlin avec AFAR, pour un paysage électro-organique aux contours mouvants, avant de retrouver l’urgence électrique de Crows, dont le post-punk abrasif devrait sérieusement faire monter la température.
Côté français, la programmation n’a rien perdu de son goût pour les propositions singulières. DOMBRANCE viendra transformer le dancefloor en terrain de jeu politique, entre électro, discours et pulsations imparables. Michelle Blades apportera ses compositions sensibles et son écriture libre, tandis que Vera Daisies défendra un indie-rock incandescent. chest., Carmen Sea et Carnage Piknik compléteront cette affiche avec des univers différents mais une même capacité à faire vaciller les certitudes.
Et parce que Rock in the Barn n’a jamais aimé choisir entre chanson, rock et poésie, Arthur Fu Bandini et Mon cher Guy viendront ouvrir d’autres chemins, plus intimes, plus décalés, parfois plus mélancoliques.
La Normandie au cœur
Impossible, évidemment, de parler de Rock in the Barn sans évoquer son attachement à la scène locale.
Pour cette dernière édition, le festival continuera de donner une place de choix aux artistes normands et aux jeunes pousses issues du tremplin RITB. La Mante, avec sa pop surréaliste et délicatement tortueuse, Marianne Perrudin, dont la folk introspective semble dialoguer naturellement avec le cadre des Tourelles, ainsi que les talents révélés par le tremplin viendront rappeler que la découverte est depuis toujours au cœur du projet.
Une fidélité au territoire qui constitue peut-être l’une des plus belles signatures de Rock in the Barn : regarder loin, sans jamais oublier ce qui pousse juste à côté.
Et puis il faudra danser…
Parce qu’un dernier festival mérite aussi sa dose de sueur, de basses et de lâcher-prise.
Le fidèle DJ Barney assurera le warm-up avant que les concerts ne prennent possession du site. Et pour refermer définitivement cette aventure, La Beauté du Diable aura la lourde et joyeuse responsabilité de signer le tout dernier closing de Rock in the Barn.
Un dernier morceau. Une dernière danse. Les dernières notes qui résonneront entre la Seine et les vieilles pierres du Parc des Tourelles.
Depuis 17 éditions, Rock in the Barn a construit bien plus qu’une succession de concerts. Il a créé un rendez-vous, une atmosphère, un espace où l’on vient autant pour découvrir un artiste que pour retrouver des visages, boire un verre, flâner entre deux scènes et se laisser surprendre par un groupe dont on ne connaissait parfois pas le nom quelques heures auparavant.
Alors oui, les 11 et 12 septembre, il faudra profiter.
Profiter des concerts. Des découvertes. Des rencontres. Des bières artisanales. Du cadre. Des premières notes comme des dernières. Profiter de cette sensation si particulière qui accompagne les festivals indépendants : celle d’avoir trouvé, le temps d’un week-end, un endroit qui n’existe nulle part ailleurs.
Rock in the Barn s’apprête à écrire son dernier chapitre.
Mais avant de refermer le livre, il reste deux jours pour le vivre pleinement.
Une dernière fois. Et certainement pas à moitié.
Programmation
Arthur Fu Bandini · Mon cher Guy · Vera Daisies · chest. · DOMBRANCE · Crows · Milo Korbenski · The Orchestra (For Now) · Carmen Sea · ZONBI · Michelle Blades · Carnage Piknik
Et de nombreux talents normands issus du tremplin RITB, sans oublier La Mante, Marianne Perrudin, DJ Barney et La Beauté du Diable.
Rock in the Barn — 17e et dernière édition
11 & 12 septembre 2026 — Parc des Tourelles, Vernon
Billetterie : https://shotgun.live/fr/festivals/rock-in-the-barn-17
Site officiel : www.rockinthebarn.com
Illustration : Matthieu Ossona de Mendez



