C’est déjà le clap de fin sur une édition flamboyante !
Samedi, la soirée était majoritairement tournée vers l’électronique, avec une affiche qui en a mis plein les oreilles et les yeux. La grande vedette de la nuit, Kraftwerk, a offert un show visuellement impressionnant avec une scénographie millimétrée, un univers futuriste (vintage), et ce son reconnaissable entre mille. Un moment fort, ok, mais peut-être pas aussi inoubliable qu’attendu, la légende reste grande, mais l’émotion robotique ne m’a pas suivi outre mesure.
En amont, la soirée avait pris son envol entre contrastes et intensité…
Maria Somerville et Fine ont ouvert les festivités avec une douce ambiance mélodique, fragile et rêveuse. Un peu trop flottante, un peu trop froid pour me lancer d’emblée sur les rails. Le climat était pourtant chaud sur le Fort. Ciel voilé et soleil rouge renforçant une atmosphère presque écliptique.
Heureusement, la montée en puissance fut rapide : M(h)aol a littéralement électrisé le public avec une énergie rageuse, le retour des canadiens de Suuns qui ont distillé leur rock expérimental sombre mais électrisant, était simplement fascinant, puis est arrivé Trentemøller. Et là… la claque… un set magistral, aussi planant que dansant. Une performance tendue, brillante, carrément hypnotique. Un véritable voyage sonore qui monte en puissance morceau après morceau. ![]()
La nuit aurait dû se prolonger avec l’excellente énergie electro punk de Camilla Sparks (aka Barbara Lehnhoff) programmée à 2h du matin… mais la fatigue a gagné la bataille, et c’est avec un grand regret que je me suis résigné à rentrer.
Au-delà des concerts, La Route du Rock reste ce rendez-vous unique où l’on retrouve ses ami·e·s mélomanes d’été, ceux et celles qu’on ne croise quasiment qu’ici, année après année. Entre éclats de rire, bisous, verres partagés, et cette bonne humeur qui ne faiblit jamais, le festival garde ce supplément d’âme qui le rend si spécial. Côté météo : chaleur, poussière et visages criblés de soleil… mais sans la pluie, et franchement, on ne va pas s’en plaindre.
Encore une fois, la Route du Rock a tenu son rang avec une programmation exigeante, audacieuse et toujours un pas de côté par rapport aux grands rendez-vous mainstream. C’est ce qui en fait sa force, et ce qui nous donne déjà envie d’y revenir.
Merci pour cette édition 2025
!
Et pour 2026, si on pouvait cocher sur la liste Blur, Big Special, Mac DeMarco, Animal Collective, Jeff Tweedy, Billie Marten, King Hannah, et The Voidz… on promet de rester jusqu’à 2h du matin, même sans café et autres substances . ![]()
Quelques photos par ici







































