Certains artistes semblent capables d’étendre leur univers à l’infini. Comme une route qui s’évanouit dans la lumière de l’horizon, leur musique invite à avancer sans jamais vraiment atteindre le terme du voyage. ROBIN FOSTER appartient à cette catégorie rare. Installé depuis de nombreuses années dans le Finistère, le compositeur anglais continue de bâtir une œuvre singulière, où se rencontrent grands espaces, mélodies contemplatives et émotions à fleur de peau.
Musicien aussi à l’aise dans l’exercice de la bande originale que dans ses albums personnels, il n’a cessé au fil des années d’explorer de nouveaux territoires sonores. Avec Northwesterns, son nouvel album attendu en décembre, il ouvre un nouveau chapitre de cette aventure. Pour l’occasion, il a convié plusieurs amis musiciens venus d’horizons différents à poser leurs voix sur ses compositions, en français, en breton et en anglais, dessinant une cartographie musicale aussi intime qu’universelle.
Disponible dès aujourd’hui sur toutes les plateformes, « The Neverender » en constitue le premier jalon. Porté par la voix profonde, chaleureuse et intensément habitée de Brian Lopez, figure incontournable de la scène de Tucson révélée notamment au sein de Giant Sand, le morceau déploie un fascinant jeu de correspondances entre deux bouts du monde. D’un côté, les immensités minérales de l’Arizona ; de l’autre, les rivages atlantiques et les paysages ouverts du Finistère que Robin Foster a fait siens.
Quelque part entre le groove élégant de Sébastien Tellier, les envolées atmosphériques de Pink Floyd et l’americana crépusculaire du désert américain, « The Neverender » avance avec une grâce hypnotique. Chaque note semble repousser un peu plus loin la ligne d’horizon, tandis que la voix de Brian Lopez agit comme un guide bienveillant au cœur de cette traversée.
À l’image de son titre, « The Neverender » est une chanson qui refuse de se refermer sur elle-même. Elle laisse derrière elle un sillage persistant, comme un souvenir de voyage ou un rêve dont les contours continuent de vibrer longtemps après la dernière note. Une invitation à prendre la route, à ralentir le temps et à se laisser porter par l’immensité.
En attendant la sortie de Northwesterns cet hiver, ce premier extrait s’impose déjà comme une promesse : celle d’un album ouvert sur le monde, les langues et les paysages, mais surtout sur cet horizon infini que ROBIN FOSTER n’a jamais cessé de poursuivre.
Photo de couv. Fred Beveziers



