Né à Reims d’une envie commune de faire vibrer le son et la scène, Crimson Effect poursuit son ascension depuis la sortie de son premier EP « DAWN ». Entre compositions abrasives, atmosphères électriques et énergie viscérale, le trio trace sa route et marque les esprits. Après le double single TWO, le groupe dévoile une live session de « No Needs To Know », enregistrée dans le décor brut d’une ancienne usine d’avion. Une captation qui révèle la puissance organique du live et accompagne un regard critique sur les nouveaux formats de diffusion musicale. Rencontre avec un groupe qui préfère les décibels aux neuf secondes de gloire…
Comment est né Crimson Effect et comment votre trio s’est-il construit autour de Paul, Antoine et Pierre ?
Avec Antoine, on travaillait ensemble sur un autre projet avant Crimson Effect (moi en tant que batteur et Antoine en tant que sondier). On avait envie de jouer ensemble depuis un moment et après quelques maquettes on a décidé de se lancer sérieusement dans le projet. Le choix de Paul au chant et à la guitare s’est fait de manière naturelle puisque nous sommes amis depuis un moment maintenant et j’avais déjà eu l’occasion de jouer avec lui. Ça a très vite fonctionné entre nous et nous avons composé notre premier set de 45 min en seulement quelques mois.
Votre premier EP « DAWN », sorti en janvier 2026, a marqué une première étape importante. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur ce disque et sur ce qu’il a déclenché pour le groupe ?
Notre premier EP « Dawn » est sorti un an et demi après la création de Crimson Effect. Nous étions donc aux prémices du projet et c’est ce qui nous a permis de mettre de l’ordre dans nos idées. C’est aussi ce premier opus qui nous a permis de nous lancer dans une série de concerts avec notamment la première partie des Wampas à La Cartonnerie (Reims), ou encore de jouer au Supersonic (Paris). Aujourd’hui on a forcément beaucoup de choses à redire sur DAWN, mais il marque une première étape importante et on ne regrette pas cette sortie.
Pourquoi avoir choisi de mettre en avant aujourd’hui « No Needs To Know » en live session ?
Tu n’as pas besoin de savoir … Blague à part, ce titre nous semblait pertinent dans le climat actuel des musiques actuelles. Même si les nouveaux canaux de communication permettent à tout un chacun d’avoir une chance de faire connaître son projet, ils ont également un pendant négatif selon nous. De fait, le message porté par les groupes passe bien souvent au second plan au profit des 9 meilleures secondes d’un morceau, servant de support à une vidéo TikTok. No Needs To Know, c’est donc notre vision satirique sur ce contexte et c’est ce qu’on avait envie de mettre en avant. No Mercy For The Cunts, c’est plutôt la face B de TWO qui apporte notre réponse à ce constat.
Qu’est-ce que cette version live apporte de différent par rapport à la version studio ?
La grosse différence réside surtout dans l’endroit dans lequel la session live a été faite. On a enregistré dans une ancienne usine d’avion, de plusieurs milliers de mètres carrés. Nous avons donc largement exploité la reverb naturelle du lieu. D’autre part l’ambiance brute et délabrée permettait de retranscrire parfaitement à l’image (selon nous) la vibe du morceau. C’est donc une version plus brute et naturelle par rapport à la version studio.
Votre musique prend une autre dimension sur scène. Qu’est-ce que le live représente pour Crimson Effect ?
Effectivement, le live prend une part importante dans notre musique. On adore évidemment composer et enregistrer des morceaux, mais la raison pour laquelle on fait tout ça, c’est pour prendre la route et partager notre univers avec le public. Par ailleurs, nos chansons ont pour objectif de véhiculer des émotions, et d’instaurer des ambiances dans les salles dans lesquelles on passe. Jouer nos morceaux devant un public, c’est aussi partager ce moment avec eux. Et enfin, on va pas se mentir, c’est aussi l’occasion de partager quelques bières ensemble.
Comment traduisez vous l’énergie et la tension du groupe en live ?
Bonne question ! On se contente surtout d’être nous-mêmes et de donner le meilleur de ce qu’on sait faire pour les gens qui sont venus nous voir jouer. L’objectif pour nous, c’est que le public se prenne une claque dès les premières notes. Pour le moment cela passe essentiellement par notre son, qu’on essaye de rendre le plus massif possible. Ceci étant, on y réfléchit de plus en plus, et cela passe par une réflexion autour du plan de scène, de la scénographie et de la construction de la set-list.
Après « DAWN » et le double single « TWO », cette live session « No Needs To Know » annonce-t-elle une nouvelle étape pour Crimson Effect ?
La sortie de cette session live, c’est surtout la concrétisation de plusieurs mois de travail. Cela dit cette session live s’inscrit dans l’évolution qu’on souhaite donner à notre projet et, comme pour les précédentes sorties, pose les jalons de la suite. Sans parler de nouvelle étape, on continue donc d’avancer vers l’aboutissement de Crimson Effect.




