[Live Report] Les 10 ans de Persona au Petit Bain – 1ère partie : Lila Sober + Swann & Paul Parking 

Le 25 avril 2026, on a fêté les 10 ans de la Revue Persona au Petit Bain, avec, aux baguettes, Frédéric Lemaître, son rédacteur en chef.

Ils nous ont concocté une soirée pour bien mettre en avant l’ADN de Persona avec un mélange des genres musicaux et des générations. Pour reprendre la prose de Frédéric Lemaître, « Persona, c’est aussi une collision des générations. Maturité du sens confrontée à la jeunesse d’une inspiration. Et l’on ne sait pas ce qui va arriver. D’ailleurs, la jeunesse c’est ça : ne pas savoir ce qui va arriver. Quand tu sais, c’est fini. »

Pour la programmation du soir, l’éclectisme était bien sûr au menu avec quatre artistes aux univers très différents : Lila Sober, Swann & Paul Parking, Serge Teyssot-Gay et Parlor Snakes.

Tous ont été à la hauteur de l’évènement et, pour sûr, les 10 ans de Persona ont été dignement fêtés.

Le report de cette soirée anniversaire est présenté en 3 parties : dans la première, Lila Sober et Swann & Paul Parking, dans la deuxième, Serge Teyssot-Gay et dans la troisième, Parlor Snakes.

En première partie, on démarre avec Lila Sober et Swann & Paul Parking. Le point commun qui les rapproche, ce sont The Psychotic Monks, Lila Sober et Clément Caillierez, batteur / chanteur des Monks, et Paul Parking est Paul Dussaux, le bassiste/synthés/chanteur des Monks. Chacun profitant d’une période de break du groupe pour développer leur projet solo ou en duo. Un autre point commun : on est loin de la puissance sonore et rageuse des Psychotic Monks !

Lila Sober

Lila Sober est donc le projet solo de Clément Caillierez. Bien que Clément soit batteur et que son EP sorti en novembre 2025 se prénomme Different Drums, point de batterie dans les 6 titres qui le composent. C’est particulièrement sobre, en résonance avec le nom qu’il s’est choisi. On est dans une expression introspective et minimaliste des souffrances endurées pendant l’enfance et aussi des processus de guérison… Malgré les thèmes abordés, la douceur prime sur la dureté…

Selon ses propos, sur le site de son label Vicious Circle, « Ce disque est un témoignage, le début d’une réparation qui a commencé en 2020. Je l’ai enregistré dans ma chambre à Rennes en 2024 avec une guitare classique, un Berhinger Pro 800, une Korg Volca Beats et un Beta 58. J’y ai ajouté le no input mixing, technique de feedbacks infinis, pour faire saturer certains instruments. J’ai voulu des paroles très brutes, sans imagerie, sans ambiguïté, ne laissant aucun doute sur les sujets abordés : l’inceste, le stress post-traumatique, ma santé mentale et la sobriété. Avec ces chansons, je défends ma vérité. La réparation prendra une vie entière et ne sera jamais complète, absolue, mais elle existe. C’est ce que je veux aussi transmettre avec ce disque, de l’espoir. »

Swann & Paul Parking

Swann & Paul Parking est un duo de trompettes, de percussions et d’électro pour bien animer le dance floor ! Et sur leur insta, on peut lire qu’ils se positionnent en noise – ambient – techno – expérimental. Quand on mélange tous ces genres musicaux et qu’on rajoute de l’impro, on obtient surtout une grande liberté de création…

Swann est une trompettiste de formation classique, qui développe un langage musical expérimental où l’improvisation est prépondérante…

Et Paul Parking, comme annoncé en préambule, c’est Paul Dussaux des Psychotics Monks, en mode trompette et synthétiseurs modulaires, plus un peu de chant…

En réunissant Swann & Paul Parking, on obtient un dialogue musical où les trompettes se répondent, les percus et l’électro s’entrechoquent et quand ils poussent les curseurs, l’audience n’est pas loin d’être en transe ! C’est surprenant et ça fait un bien fou, très libérateur…

Phtos Pascal Cossé