Le toujours scientologue Tom Cruise joue les prophètes de mauvais augure en incarnant le personnage de Digger Rockwell, en route vers la fin du monde.
Ce film est une farce, celle d’un milliardaire pris au piège de ses propres excès. Le pitch est simple, et tellement prévisible : l’homme le plus puissant au monde, un magnat du pétrole, se lance dans une mission effrénée pour s’ériger en sauveur de l’humanité avant que la catastrophe, qu’il a lui-même déclenchée, n’anéantisse la planète !
Alejandro González Iñárritu (« 21 grammes », « The Revenant ») est aux manettes de ce film aux effets spéciaux très réussis dans lequel Tom Cruise en fait des caisses, toujours à la limite de la caricature avec son chat de 35 ans transformé en bête à chagrin.
Une catastrophe mondiale.
Bref, le magnat du pétrole a fini par avoir la peau de la calotte glacière et provoque une catastrophe d’ampleur mondiale. Le scénario, on imagine bien connu des scientifiques ou en tout cas très crédible, devient réalité et provoque une onde de choc mondiale.
Tom Cruise crève l’écran.
Au milieu de ce tumulte à grande échelle, Tom Cruise gesticule beaucoup, trop même. Il en fait des caisses, des tonnes, l’air hagard et la mèche rebelle. Pour sûr, il casse son image, mais le trait est trop grossier pour n’être autre chose qu’une nouvelle parodie du célèbre « Docteur Folamour ». Il n’empêche, difficile de nier la performance de l’acteur : il crève l’écran !
Autour de lui, une galerie de personnages plus ou moins loufoques donne la réplique au maître avec un vrai savoir-faire.
Cela étant dit, reste un film qui se laisse voir sans ennui et l’on peut se prendre au jeu, se laisser emporter par les circonférences et les clichés d’un film qui, au choix, deviendra mythique ou sera à jeter aux oubliettes. La vérité est bien plus cinglante, ce film est juste dispensable. Si Tom Cruise voulait s’acheter une conscience, voire un Oscar, c’est a priori raté.
Patrick Auffret




