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Benoît Dorémus “Désolé pour les fantômes”, l’intime attitude.

Six ans après “En Tachycardie”, Benoît Dorémus revient avec son ton tendre, poétique, intimiste et humoristique, pour un nouvel album au titre évocateur ” Désolé pour les fantômes “. Attention ne vous y trompez pas, il n’y a ici ni frayeur ni épouvante, bien au contraire vous y retrouverez cette écriture subtile teintée de fantaisie, drapée de sentiment au phrasé qui lui ressemble tant…


C’est un rêve particulier qui semble avoir précipité cette fois à l’élaboration des chansons de Benoît Dorémus. L’unique et intime songe de gosse où se produisit la matérialisation d’un désir honnête qui frôle les fantasmes les plus fous en couchant avec des notes et des rimes une tendresse profonde. Et nous aussi quelque part ont s’y retrouve transporté sur un nuage de poésie, tandis que surgissent au détour d’une mélodie des chansons aux textes éperdus de sens et aux rythmes mélodiques émouvants “de sentiments”, parlés ou chantés, seul et en duo avec Clio ou Bénabar.

Autant d’ingrédients sans fard où humour et amour ne sont pas en opposition afin de mieux se rejoindre dans la même danse effrénée et vivifiante. Les rimes toujours justes, ressemblent parfois à des clins d’œil à ses pairs (Boris Vian, Gainsbourg, Reggiani, etc…) qui dans cet opus, pourraient bien lui avoir inspiré des airs familiers.

Au-delà des ressemblances et des accointances que nous pourrions lui trouver avec des artistes d’hier ou des ami.e.s de cette belle nouvelle scène française dont il fait d’ores et déjà parti, il y a une singularité reconnaissable chez lui, qui réside dans une beauté honnête de faire chanter un onirisme artistique sincère, vêtue d’un sourire en coin (un brin narquois), et d’une caresse amoureuse (profondément mélancolique). C’est cet ensemble-là qui fait bondir Benoît Dorémus dans cette intime attitude au ton vif et contemporain que nous aimons savourer aujourd’hui plus qu’hier et sans doute bien moins que demain.

«”Le passé existe-t-il encore quelque part ?” demande mon philosophe préféré, Etienne Klein. Je n’en sais rien, répond l’humble chanteur que je suis, mais il faut reconnaître qu’il inspire !» Benoît Dorémus

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Écouter :  https://benoitdoremus.fr/

Photo de couv. (c) Yann Orhan

Stef’Arzak