Le metal fusion a toujours avancé sur une ligne de crête, entre violence et mélodie, instinct et expérimentation. Avec The Hundredth Night, Monnekÿn franchit une nouvelle étape en laissant derrière lui une partie de la lumière d’APE HOME pour explorer des territoires plus sombres, où l’introspection se mêle à des riffs massifs, des textures modernes et une énergie toujours aussi viscérale. Héritiers du néo metal des années 2000 sans jamais s’y enfermer, les sept musiciens façonnent un univers où la rage côtoie la fragilité, porté par une identité de plus en plus affirmée. À l’occasion de la sortie de ce nouvel EP, le groupe revient avec nous sur cette évolution artistique, son processus de création et l’esprit qui anime la Simian Nation.
Après APE HOME, qu’est-ce qui vous a poussé à faire évoluer votre son avec The Hundredth Night ? À quel moment avez-vous senti que ce nouvel EP devait être plus sombre et plus introspectif ?
Déjà à la fin de la création de Ape Home on discutait sur la suite de nos projets et on a commencé à s’assombrir lors de la sortie du single « GENESIS » du lorsqu’on a attaqué la production de l’EP tout naturellement cette ambiance s’est mise en place d’elle même. Et pour assombrir les choses rien de mieux que l’introspection.
L’EP aborde des thèmes comme la solitude, l’addiction ou le mensonge. Est-ce qu’il raconte une histoire commune ou chaque morceau représente une facette différente de ces combats intérieurs ?
Les thèmes abordés sont souvent nos ressentis brut de ce que l’on ressent à l’instant de la création, mais aussi d’un sentiment qu’on a envie de faire sortir plutôt que de vouloir transmettre un message. Encore une fois on est sur de l’introspection.
Le premier single, Speak With My Ghost, est particulièrement chargé en émotion. Pourquoi avoir choisi ce titre comme porte d’entrée de l’EP ?
Car il change radicalement de ce qu’on a pu proposer jusqu’à présent je trouve qu’il est à l’image de l’énergie qu’on a envie de libérer maintenant, aussi bien qu’ « EGO TRIP » l’était pour APE HOME.
Vous revendiquez autant l’héritage du néo metal des années 90/2000 que des influences trap plus modernes. Comment trouvez-vous l’équilibre entre hommage et innovation sans tomber dans la simple nostalgie ?
Elle se fait naturellement car on ne cherche pas à faire comme en 2000, on crée avec les outils et les codes d’aujourd’hui mais il est indéniable que le Neo des 00’ fait partie de notre ADN. Faut voir ça comme de la boxe par exemple, t’es coaché par un super combattant qui t’aide à créer tes bases et tes propres code, mais ça ne veut pas dire que tu vas obligatoirement boxer comme lui, tu vas adapter et créer ta propre technique 😉 même si on reconnaîtra son style, il y aura toujours ta patte.
On retrouve dans votre musique des guitares massives, des scratchs, des samples et beaucoup de groove. Lors de la composition, est-ce que vous partez d’un riff, d’un beat ou d’une idée de texte ?
Les trois à la fois, on n’a pas de ligne de conduite fixe, de manière générale toutes les créations viennent d’une idée, d’une inspiration et on brode autour de ça.
Vous êtes sept dans le groupe. Comment fonctionne la création chez Monnekÿn ? Est-ce que chacun apporte ses idées ou y a-t-il un véritable directeur artistique au sein du collectif ?
Comme je disais juste avant tout part d’une idée peu importe qui la propose et le fait d’être 7 ça fait encore plus d’idée à mélanger, confronter.. On part du principe qu’on fait de la musique et la musique c’est la fusion des idées.
Vous parlez souvent de la « Simian Nation ». Aujourd’hui, est-ce que vous considérez que Monnekÿn est devenu plus qu’un groupe, presque une communauté avec son propre univers ?
L’idée c’est que les gens puisse s’identifier à notre musique à la hauteur de ce qu’ils en perçoive plutôt que de vouloir faire une musique qui « marche », si notre musique te touche même un seul morceau et que ça te fait vibrer c’est formidable. Et je pense que le fait d’avoir appelé notre public le peuple simien ou simian nation, à permis aux gens vraiment de prendre ça comme une cause ou une idéologie plutôt que juste consommer la musique, et c’est vraiment génial.
8. -Vous avez enregistré The Hundredth Night au D.N.I Studio avec Cédric. Qu’est-ce que cette collaboration vous a permis d’explorer que vous n’auriez peut-être pas osé faire sur APE HOME ?
Alors pour remettre du contexte car on a collaboré avec plusieurs personne, le titre « Joker » a été enregistré mix et master par Cédric au DNI studio on l’a enregistré a la même époque que « GENESIS » juste après ale home et c’est toujours un bonheur de bosser avec lui que ça soit en studio ou en live.
Pour les trois autres morceaux on a enregistré avec JOEY de Chez RL Record et le mix et master ont été fait par Niko de VAMACARA STUDIO, et ça été une nouvelle expérience vraiment cool car il a bien saisie l’univers déjà présent et à compris vers où on voulait se diriger , le coté sombre viens en partie aussi du mix et master mais aussi des conseils de Joey lors de l’enregistrement. En tous cas on est très bien entouré par ces trois humains qui au dela de leur idées ou professionnalisme sont des personnes en or.
Vos concerts sont décrits comme de véritables spectacles inspirés de la culture skate et des années 2000. Comment comptez-vous transposer l’ambiance plus sombre de The Hundredth Night sur scène sans perdre cette énergie brute qui vous caractérise ?
Pour ça le mieux c’est de venir nous voir et de vous faire votre propre idée 😀
Si quelqu’un découvre Monnekÿn aujourd’hui grâce à The Hundredth Night, quel morceau lui feriez-vous écouter en premier pour comprendre qui vous êtes en 2026, et pourquoi celui-là ?
Je pense que SPEAK WITH MY GHOST est vraiment taillé pour cet exercice 😉 Aussi bien sur l’atmosphère que sur les changements de rythme et de l’énergie qu’elle dégage.



