31 mai 2026, la chaleur caniculaire des derniers jours commence à chuter sérieusement. Pour ne pas subir une trop grande transition, Clutch est à l’Elysée Montmartre (sold out pour l’occasion) pour faire monter la température, bien épaulé par les Norvégiens de Bokassa qui ouvrent les hostilités !
Avec Clutch, on est en présence d’un groupe emblématique qui officie depuis le début des années 90, avec bientôt une quinzaine d’albums studio à son actif, sans parler des lives… Leur domaine, c’est du rock US bien heavy, avec une bonne dose de stoner qui mixe avec du blues et du métal. Ça groove aussi pas mal… Ce qui est sûr, c’est que c’est puissant à souhait !
Sur scène, chacun est à son poste, tient son rôle et ça envoie fort ! Pas d’excentricité et bien loin de l’imagerie rock que l’on retrouve chez d’autres groupes. Pas besoin de sauter dans tous les sens pour assurer !
Le line up est le même depuis plus de 30 ans. Neil Fallon, au chant et à la guitare, et, en bon front man, le plus charismatique du quatuor (mais sans excès !), Tim Sult, lead guitare impassible et maître en riffs saignants, à la basse Dan Maines fait aussi dans la discrétion, quant à Jean-Paul Gaster, il est impressionnant derrière ses fûts.
Le set était à la hauteur de l’attente d’un parterre de connaisseurs, avec 18 titres qui se répartissent sur toute leur période, de 1992 avec Impetus jusqu’à aujourd’hui avec Drifter Returns, une nouveau morceau qui devrait figurer sur leur prochain album. Un rappel avec, enchaînés, le fameux Electric Woory et ses « Bang Bang Bang Vamonos Vamonos » repris en chœur par un public (bien déchaîné, quant à lui !) et une cover avec Fortunate Son des Creedence Clearwater Revival pour remonter encore plus dans le temps et ravir les plus anciens !.
Photos Pascal Cossé































