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THE BLACK LEADERS #Soulmate EN FACE-À-FACE

THE BLACK LEADERS est un groupe que j’adore, je vous préviens d’entrée. Je suis donc particulièrement heureux et excité à l’idée d’avoir un nouveau son à découvrir. Leur 4ème album «#Soulmate», qui sortira officiellement en avril 2020, mais qui se dévoile déjà grâce aux premiers singles sortis, est annonciateur de très bons présages et de lives époustouflants comme le groupe sait si bien en faire.
« Face to Face », « Irish Song » et l’hypnotique « Love Is Wrong » sont autant de titres frappant déjà comme des bijoux à l’efficacité redoutable qui nous plongent directement dans leur monde, entre mystère obscur et désir aveuglant que le groupe rennais a su créer au fil des années. Des morceaux très chirurgicaux, taillés au scalpel, qui gardent la fraîcheur de l’instant sur le vif.
Les influences kaléidoscopiques aussi larges se ressentent sur ces premiers morceaux, donnant libre ouverture sur le champ des possiblement grands et des infiniment prégnants. Impossible de se sortir les refrains de la tête, tous dansants, jubilatoires et parfaits !
Interview avec Alex et Olivier. Pas de secrets, il me réponde en face-à-face…

Commençons par le commencement : peux-tu nous présenter le groupe ?  Comment a-t-il vu le jour ?
Alex
: Je suis briochin d’origine mais j’ai vécu à Rennes puis à Paris avant de venir vivre sur Rennes et monter un groupe, « Arther », avec qui j’ai pas mal tourné avant de connaître l’essoufflement. Nous avons fondé The Black Leaders en 2014. J’avais un ami batteur et d’autres amis qui connaissaient la chanteuse Marie et le groupe s’est formé comme ça. Olivier au clavier et Lolo à la basse sont arrivés après. C’est notre quatrième album et la composition s’est étoffée au fur et à mesure. Le groupe a beaucoup évolué, même s’il est relativement récent.

Quelles étaient vos principales sources de motivation pour monter The Black Leaders ?
Alex
: Au départ, c’était surtout le côté candide du groupe; nos influences sont très différentes. Artistiquement, nous sommes guidés par ce qui vient sans clivage de genre. Nous pouvons passer d’une compo hyper hard à un titre plus pop ou garage, en passant par du rock indé. Nous ne sommes pas catalogables puisque nous aimons avant tout la musique; et comme maintenant nous arrivons à quatre albums et 44 morceaux, forcément, il y a beaucoup d’évolution.
Olivier : Sur le nouvel album, les morceaux sont très différents; les influences sont elles aussi très différentes des précédentes. Il y a une vraie volonté de faire ce que nous aimons avant tout.
Alex : Sans prétention, nous sommes un des rares groupes à pouvoir faire un concert de 1h30 avec autant de variations entre chaque titre. En fait, on ne se limite pas et c’est un avantage artistique majeur pour nous. Et en studio, nous faisons pareil. Mais en réalité, c’est aussi la voix qui façonne notre cohérence.

THE BLACK LEADERS – Love is Wrong – extrait de #Soulmate

J’entends que votre cohérence se fait par la voix et non sur la musique mais il y a toujours un fil conducteur à l’origine ?
Olivier : Le fil conducteur est la mélodie que tu retiens instantanément; même sur des styles très différents, elle accroche l’oreille immédiatement. Pour autant, il y a pour des morceaux du 1er album que nous réécoutons régulièrement et que nous adorons toujours.
Alex : En live par exemple, nous nous demandons parfois s’il est utile de jouer tel ou tel morceau provenant des précédents albums. Mais comme le nouvel album a une durée de 50mn, nous devons le faire vivre en premier. Ensuite, c’est une question de choix et de ressenti sur l’instant.

50mn, ça veut dire que vous avez des morceaux relativement longs ?
Alex
: Oui mais il n’y a pas forcément d’explications à cela. J’arrivais parfois avec des compos déjà longues et lorsqu’elles ne l’étaient pas, avec les ajouts des uns et des autres, elles finissaient par le devenir ! 
Olivier : Forcément, tout le monde a greffé sa patte par-dessus : des intros, des ponts, des instrus, les refrains, etc… La base d’Alex est toujours présente mais elle évolue dans un travail très collectif finalement.
Alex : Il n’y a pas de volonté de faire des titres longs au départ. Nous nous laissons guidés sans trop réfléchir à la durée. 

Vous ne mentalisez pas trop les choses, c’est plutôt le feeling qui prime avant tout  ?
Alex
 : Exactement. On fonctionne un peu comme les groupes des années 60 qui faisaient des albums tous les 2 ans et rentraient en studio avec seulement des idées mais sans savoir vraiment où ils allaient et ce qu’il allaient obtenir. Cet album-là est plus indé et plus psyché que les précédents; c’est le résultat de notre envie du moment presque comme si nous étions en live… Ça fait partie de l’évolution d’un groupe aussi : il y une question de confiance et d’instinct qui devient plus naturels avec le temps. Il faut 4 à 5 ans pour que ça se mette en place. L’instinct, c’est vraiment primordial lors des répétitions.
Olivier : Parfois, il y a des évidences, parfois des fulgurances et parfois, ça bloque sans raison.
Alex : Cet album-là va peut-être toucher un public différent.

Vous ne vouliez pas forcément chercher le sens des choses en somme, mais être plutôt sur l’instant ?
Alex : Lorsque nous sommes arrivés en studio, nous nous sommes dits : “On joue exactement comme nous avons joué en répète : sans triche ! Avec des petits changements, des ajouts d’intrus ici ou là”. Mais par contre, comme les morceaux sont très fignolés, ils sonneront pareil en live que sur l’album.

THE BLACK LEADERS – Face to Face – extrait de #Soulmate

Comment procédez-vous pour les compositions ?
Alex
: J’envoie toujours en premier une chanson guitare/voix avec un couplet et un refrain.
Olivier : Alex étant totalement bilingue, c’est plus facile pour les paroles. Il apporte l’ossature des compositions et chacun ensuite apporte quelque chose; on travaille sur le morceau en commun. 
Alex : Sur « Love Is Wrong », il y a des choses qui n’évoluent pas beaucoup. J’ai écouté le premier truc que j’ai envoyé et c’est quasiment la même chose au final. Sur d’autres morceaux en revanche, l’évolution est telle que ça n’a plus rien à voir. Parce ce que le batteur va dire qu’il faut aller plus vite ou plus lentement, le clavier ou la basse idem….
Olivier : Nous venons poser des greffes selon nos orchestrations et nos idées en gardant la base d’Alex. C’est ça qui est important.
Alex : Et puis, comme je te le disais précédemment, nous nous connaissons bien maintenant. Je sais comment la voix de Marie va pouvoir se placer dans le morceau. Ou le clavier ou la batterie va pouvoir jouer. C’est plus facile maintenant avec une certaine maturité.

Dans vos compositions, il y a un aspect sensuel et brut qui marque les esprits, un côté affirmation de soi. Est-ce représentatif de votre état d’esprit ?
Alex : Enregistrer de cette façon-là  nous a donné plus de liberté et d’aisance sans prise de tête.
 
Quelle est la suite prévue pour vous ?
Alex : La sortie de l’album et des concerts partout.

The Black Leaders – Love Me Like You Do – Réalisation : Jo Pinto Maia

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Galerie Photos du concert de THE BLACK LEADERS au Marquis de Sade (Rennes) ici

THE BLACK LEADERS nouvel album “Soulmate” disponible Avril 2020

Stef’Arzak