« La gare », une chanson de départ, teintée de brume et de mélancolie où Robin Foster et Alexis HK font de la rupture un paysage fatal. Quelques accords cotonneux, un spleen en suspension et cette voix grave qui semble déjà mesurer la gravité d’un quai s’éloignant inexorablement.
Alexis HK pose ses mots ciselés sur les guitares de Foster avec une évidence presque troublante. Ici, pas de grand fracas sentimental : les silences parlent, les non-dits cognent, et un matin, il ne reste qu’une gare. Un quatrième extrait de Northwesterns qui confirme la capacité de Robin Foster à faire dialoguer son univers instrumental avec des voix venues d’ailleurs.
Une chanson de fuite, douce et poignante, où l’on part sans vraiment savoir si l’on quitte quelqu’un… ou ce qu’il restait de l’amour.




