PVRS – « Let The Silence Begin »

Avec “Let The Silence Begin”, PVRS signe un second chapitre aussi sombre qu’explosif, confirmant l’élan amorcé avec Solstice (2024). Là où le premier album posait les fondations d’un post-metal ample et habité, ce nouveau disque creuse plus profond encore dans la chair, dans les tripes, dans les failles.

On sent le duo décidé à explorer l’introspection sans filet. Les textes, à la fois poétiques et frontaux, abordent l’alcoolisme dans “Lonely Nights”, l’isolement dans “Silence”, ou encore les dualités d’orgueil avec “Scars to Keep”. Titre après titre, on avance dans une sorte de confession ténébreuse qui embrase tout sur son passage. Passant allègrement du post-metal au post-rock aérien et aux déflagrations doom rageuses, ils sculptent des paysages troublants, presque apocalyptiques.

L’enregistrement précis de Nicolas Lomartire (Villenoire, ex-Lethvm) et le mastering signé Steven Kerry (Sleep Token, Malevolence) offrent à l’ensemble une belle ampleur dans une montée en tension progressive remarquablement maîtrisée.

Attention, ne vous y trompez pas. “Let The Silence Begin” n’est pas un album que l’on écoute pour se distraire. C’est une traversée sombre, cathartique, profondément abrasive dans laquelle PVRS nous invite à plonger corps et âme. Et l’on en ressort, un peu étourdi, peut-être plus lucide aussi, face aux ténèbres qui nous ressemblent plus que l’on ose le dire.