Un ressac hypnotique à La Nouvelle Vague
Assister à un concert de Bertrand Belin est bien plus qu’une simple performance musicale ; c’est une immersion sensorielle, une parenthèse enchantée. Venu défendre son album Watt sur la scène malouine, l’artiste a une nouvelle fois prouvé qu’il maîtrise l’art de la captivation.
Dès les premières notes de Pluie de data, titre phare de se fabuleux huitième opus, il nous transporte dans son univers. Sa musique agit comme une lame de fond, un va-et-vient rythmique qui nous enveloppe. Ce murmure, porté par une voix de baryton plus assurée que jamais, est magnifié par ses musiciens. Ensemble, ils déploient une harmonie millimétrée, un écrin sonore fluide et sans le moindre grain de sable pour entraver la marche du groove.
Le verbe et le geste : l’art du Dandy
Poète dandy à la silhouette longiligne, Bertrand Belin intrigue autant qu’il fascine. Entre deux morceaux, il manie le verbe avec une précision d’orfèvre, ponctuant le set de formules étranges, d’aphorismes et d’effets de surprise qui font mouche. Son élégance n’est jamais figée : elle est vivante, teintée d’un humour pince-sans-rire qui crée une proximité immédiate avec le public.
C’est un univers singulier, presque onirique, où l’on se surprend à se laisser bercer sans limite par cette poésie du quotidien transfigurée par l’électricité.
Photos : Frech Photographies




























