[Live report] The Waterboys Olt Rivierenhof Anvers 11/09/2026

Le 17 novembre 2025, j’étais, avec mon ami Philippe, au Cirque Royal de Bruxelles pour The Waterboys (à défaut de pouvoir les voir en France), avec accréditation photos et accès back stage pour rencontrer Mike Scott (voir mes photos et mon report de l’époque). Le lendemain, nous avions à nouveau croisé notre écossais préféré chez un disquaire du centre de Bruxelles et Mike nous avait annoncé en avant-première une tournée pour célébrer Fisherman’s Blues, avec un concert à Anvers, prévu le 11 septembre 2026, et, pour l’occasion, le retour de Steve Wickam et son merveilleux violon, et aussi, en guest, Steve Earle, compositeur, chanteur et guitariste américain de country rock, qui a participé à l’album « Life, Death and Dennis Hooper », sorti en 2025. Evidemment, difficile pour nous de rater une telle occasion. Nous avons donc repris la route, direction la Belgique, et le 11 septembre (par ailleurs, une triste date anniversaire…), nous étions à Anvers, au Olt Rivierenhof, pour The Fisherman’s Blues Revue. Cette tournée exceptionnelle s’inscrit dans la sortie, en juillet dernier, d’Atlantic Rain, un coffret de 3 disques qui regroupe des inédits des sessions de Fisherman’s Blues.

Le Olt Rivierenhof, situé dans un parc en pleine nature, est vraiment remarquable. Les concerts sont en plein air, ce qui pouvait justifier quelques inquiétudes à l’approche de l’automne, mais le temps qui avait tourné au beau en fin de journée était annonciateur d’un grand moment à venir.

En plus des deux Steve qui se présentaient plus en véritable membre du groupe qu’en simple guest star, Mike Scott, toujours aussi inspiré, était entouré de ses compères habituels, j’ai nommé Brother Paul (orgue), Famous James (piano), Aongus Ralston (basse), Eamon Ferris (batterie) et Roar Øien (lap steel), sans oublier Colin Blakey (pour les parties de flûte).

20h tapante, quand a retenti la trompette qui ouvre Don’t Bang The Drum, et les premiers frissons passés, on a vite compris que Fisherman’s Blues qui était à l’honneur avec ses merveilles de chansons folk irlandaises traditionnelles serait complété des plus belles pépites de Maître Scott et que l’on était parti pour une ballade enchantée dans les 80’s, avec un bon lot de mes préférées : A Girl Called Johnny, The Whole of the Moon, The Pan Within, pour ne citer qu’elles. Des chefs-d’œuvre intemporels. Que du bonheur ! 

Mike nous a offert un set de 27 titres programmé est en deux parties. Une première (11 titres) avec son line up habituel et le très attendu Steve Wickam qui est arrivé sur We Will Not Be Lovers, le 6ème morceau, pour nous régaler avec son violon incandescent, et une seconde (13 titres) où Steve Earle a pris la main avec les cinq premiers morceaux de son cru et Kansas qui débute l’album Live, Death and Dennis Hooper. Il partagera ensuite le micro avec Mike Scott et chantera aussi logiquement When will we be Married?, vieille chanson traditionnelle irlandaise, qui figure de longue date dans son répertoire et débutera le rappel de 3 titres avec sa Galway Girl, bien dans le ton pour précéder un Fisherman’s Blues endiablé, festif à souhait et repris en chœur par un public enthousiaste et bon enfant. Rien de meilleur pour ambiancer la fosse, un exutoire joyeux !

Au-delà du plaisir de retrouver Steve Wickam sur scène, il se trouve que d’avoir associé Steve Earle à cette tournée était manifestement une idée lumineuse. Je le découvrais et il ne dénotait vraiment pas au milieu des Waterboys. C’est un excellent musicien, avec guitare et mandoline, et sa voix rocailleuse s’accorde très bien avec celle de Mike. Une association qui avait du sens. Quand A Girl Called Johnny a démarré, nous avons eu un instant l’espoir de voir également apparaître Anthony Thistlethwaite et son incroyable saxo, mais non ! Peut-être pour une prochaine fois ?

Vous l’aurez compris, ce concert exceptionnel n’a été que pur plaisir, plaisir largement partagé avec mon « vieil » ami Philippe. Pour l’anecdote, notre amitié remonte à 1983, année de sortie de « The Waterboys », album éponyme de notre groupe chéri !

Pour finir, un grand merci à Mike Scott pour le bonheur musical qu’ils nous donnent depuis tant d’années. Je tiens également à le remercier pour l’accréditation photo qu’il nous a personnellement accordée.

Pascal Cossé