En ce samedi 21 février, c’est avec grand plaisir que je prends la direction de l’Olympia pour le troisième et dernier concert de Stephan Eicher, mon Helvète préféré. Cela faisait très longtemps que j’attendais ces retrouvailles, après un concert annulé le 19 mars 2020, pour cause de confinement Covid démarré 2 jours plus tôt !
Je ne vais pas refaire l’histoire de cet artiste, qui m’accompagne depuis plus de 40 ans, un véritable monument, le plus européen de tous, pour chanter en français, mais aussi en allemand, en bernois (suisse-allemand), en italien et en anglais.
Pour son 18ème opus, « Poussière d’Or« , sorti fin novembre 2025, Stephan Eicher retrouve Philippe Djian, pour une onzième collaboration en mode guitare-voix. Stephan compose et Philippe écrit. Il signe tous les titres, sauf Bliib No Chli, le seul en bernois, dévolu à Martin Suter, son non moins fidèle parolier suisse. La production est à la main de Martin Gallop, également un habitué de la Maison Eicher. Pour résumer la critique, on peut dire que « Poussière d’Or » a reçu un accueil dithyrambique. Un superbe album des plus poétiques. Personnellement, il met un peu de calme et d’apaisement dans mes écoutes habituelles et il figure dans mon top 10 de 2025.
Après une première partie minimaliste avec Zoë Më, qui a représenté la Suisse à l’Eurovision, accompagnée d’une violoncelliste, le rideau se lève sur un tableau du lac Léman et ses montagnes et cinq chaises alignées, avec la batterie sur la gauche de la scène.
Pour l’occasion, Stephan Eicher était entouré de Martin Gallop, multi-instrumentiste, avec guitare, piano, pedal steel guitar, harmonica…, Johannes Wennrich à la guitare, Simon Gerber à la bass et Tommy Baldu à la batterie.
En entrant en scène, Stephan Eicher a annoncé qu’ils allaient jouer l’intégralité de « Poussière d’Or« , ce qui pouvait présager un set épuré et tout en retenue, en ligne avec des musiciens assis, tout comme l’Olympia également en version assise. Quand les sièges sont là, on ne s’attend pas à trop d’agitation…
L’ami suisse n’a pas tout à fait tenu sa promesse, « Lumière« a été oublié en route, et les onze titres joués l’ont été dans un ordre différent de celui de l’album. Une première partie a été consacrée à « Poussière d’Or » avec huit titres, puis il nous a balladé dans quatre décennies, en alternant de superbes chansons de son répertoire avec ses sommets de la fin des 80’ et du début des 90’ qui ont enfin réveillé et agité quelque peu l’Olympia, j’ai nommé les pépites « Pas d’ami (comme toi) », « Combien de temps » , « Des hauts, des bas » , « Ni remords, ni regrets » et, enfin, « Déjeuner en paix« .
Stephan Eicher n’a évidemment pas manqué l’occasion de remercier Philippe Djian et Martin Suter qui étaient présents, ce soir.
Pendant 1h45, il nous a offert un concert d’une remarquable qualité musicale, ourlé de poésie, d’une belle générosité, et aussi de quelques pointes d’humour nées d’échanges complices avec Martin Gallop.
Photos et texte (c) Pascal Cossé

































