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NO MONEY KIDS INTERVIEW

A un jour de la sortie de leur nouvel album “Factory” (le 26 Novembre 2021), Le duo NO MONEY KIDS nous parle de leur musique, de leur parcours et de leur attentes….

Votre prochain album “Factory” est prévu dans les bacs le 26 Novembre 2021. De la hâte ou de l’appréhension, quel est le sentiment qui représente le mieux votre attente ?
Sans détour, de la hâte. A chaque sortie d’album, nos choix, nos doutes sont derrière nous. Chaque chanson que nous sortons a été scrutée au millimètre, en plus on a eu un temps incroyable pour prendre du recul et être sûrs à 100% de ce que l’on voulait pour ce projet. Le sentiment le plus fort à la sortie d’un album, c’est probablement une forme de fierté de rendre public notre travail.

Vous avez beaucoup d’expérience maintenant. Y a-t-il des souvenirs marquants qui se démarquent de ce que vous étiez à cette époque (vos débuts) ?
Des souvenirs, on en a tellement ! Mais c’est souvent le même qui pour moi résume bien l’atmosphère de nos débuts. Au départ, on travaillait dans l’appartement de JM dans le 91, et je venais chez lui 3-4 jours pour enregistrer et produire. L’ambiance de travail à 4h du matin, toujours devant l’ordi à écouter en boucle une partie de synthé ou de guitare, ça me rappelle irrémédiablement comment on a commencé, et l’acharnement qu’on avait !

Cet album “Factory” est très visuel avec un esthétisme riche. À part la musique, qu’est-ce qui vous a inspiré ?
Beaucoup de choses ont nourri cet album, les lectures et les témoignages viennent toujours alimenter notre musique mais cette fois il est vrai que l’idée de parler de la condition ouvrière et de faire directement le lien entre le blues originel et l’univers industriel nous a beaucoup occupé. La lecture de « L’Etabli » de Robert Linhart ou « La réalité de l’artiste » de Mark Rothko m’a guidé durant toute la réalisation de cet album. Ensuite les parcours de nos familles respectives ont fait le reste. Dans ma famille, il y a un lien avec l’usine qui perdure de génération en génération.

En tant que musicien, y a-t-il des groupes, des artistes, de la scène actuelle que vous aimez particulièrement ?
Oui pour la plupart outre atlantique comme Jack White, The Black Keys, Courtney Barnett, Fink. En France des groupes comme Howard, Steve Amber ou Delgres me plaisent également beaucoup.

Pouvez-vous nous parler un peu de l’écriture et de l’enregistrement de l’album ?
J’ai toujours été fasciné et admiratif du travail à la chaîne, totalement aliénant et à la d’une précision d’exécution folle. Les usines croisées sur la route, le sentiment de fragilité une fois dans ces grands ensembles, tout ça m’a profondément marqué pour l’écriture de cet album. Dans un second temps, nous sommes allés enregistrer
la journée de travail de mon cousin Erwan Lebars qui est soudeur et on s’est contraints à se servir de ce matériel sonore dans chacun des titres de l’album.

L’aspect introspectif consiste normalement principalement à exprimer, à exorciser, nos propres peurs, nos démons. Est-ce aussi votre cas ?
Oui on joue d’ailleurs avec ces exorcisations. On vit dans une société de plus en plus individualiste mais malgré tout on reste profondément liés les uns aux autres. Ce qui nous marque c’est à quel point nos peurs, nos envies, nos angoisses sont celles que peuvent ressentir beaucoup de gens autour de nous. D’ailleurs, lorsqu’on est en tournée, il n’est pas rare que des gens viennent nous signifier qu’une de nos chansons les a aidé à aller mieux.

Vous avez commencé la tournée en septembre. Comment se passe cette tournée pour l’instant ?
La tournée nous a tellement manquée que chaque date que nous faisons est une réelle fête. L’arrêt qu’on a subit a laissé une marque douloureuse en nous et chez le public, il y a une vrai crainte de revivre ce que nous avons vécu et chaque concert a donc un goût de liberté supplémentaire. En plus, on est désormais en trio avec Greg Demson à la batterie et je crois qu’il n’est pas pour rien dans cette transe « electro-rock » que nous vivons désormais sur scène !

Avez vous des plans, des projections dans un futur immédiat pour le groupe ? 
En ce moment nous sommes focus sur la sortie d’album le 26 novembre et sur la release party au Trianon le 3 mars à Paris. Mais il est vrai que depuis l’enregistrement de ‘Factory‘, on n’a pas arrêté de composer et d’enregistrer… donc le prochain album est en train de s’esquisser.

Stef’Arzak

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Release Party de l’album ‘Factory‘ le 3 Mars 2022 au Trianon à Paris, par ici : http://bit.ly/no-money-kids-tr