Une classe de terminale part en voyage d’études découvrir les ruines de Pompéi. Le périple révélera bien plus que les vestiges d’une civilisation engloutie par les cendres.
En latin, le mot Gradiva signifie « celle qui marche ». Dans le film de Marine Atlan, il peut renvoyer à Antonia Buresi, Madame Mercier, une professeure de latin. Pour le voyage de fin d’année, elle a choisi d’amener sa classe de terminale en Italie afin d’aller découvrir Pompéi. Mais le film se déroule surtout dans la ville de Naples, avec une vue imprenable sur le Vésuve, mais aussi à proximité dans la petite ville de Torre del Greco,
Là, la classe se déchire dans des tourments adolescents au désarroi manifeste de Madame Mercier, toujours au bord de la rupture face à l’insolence de la jeunesse et aux corps parfaits des sculptures antiques.
Dans les vestiges de Pompéi
Durant plus de deux heures, Marine Atlan suit ainsi le collectif quasiment en autarcie pour mieux jouer avec les sentiments de chacun. Dans les vestiges de Pompéi et de ses moulages, les émotions sont exacerbées, les genres se mélangent dans une drôle d’atmosphère. On suit particulièrement les tribulations de Toni et de son ami James, mais les filles ne sont pas oubliées. Puisque l’adolescence est l’âge de tous les questionnements, Marine Atlan ne s’interdit rien, et surtout pas de jouer à des jeux autrefois interdits.
Les blessures adolescentes
Attisées par la jeunesse des protagonistes, les blessures adolescentes sont renvoyées à ce qu’elles sont par Antonia Buresi, une professeure solaire et impliquée comme on aimerait tous en avoir une. Jusqu’au drame, inéluctable.
On ne peut que s’attacher à cette terminale hétéroclite. Elle semble être le stéréotype parfait de toutes les terminales de France. Un film réussi qui laisse une empreinte durable, ne serait-ce que par la beauté des images proposées.
À noter, dans la bande-son, la présence de la rappeuse Theodora avec le titre « Kongolese sous BBL », un choix plutôt bien vu car fait avant l’explosion de la Lady Boss.




