Marion Cotillard est tout en majesté dans le dernier film de Guillaume Canet, « Karma ». Ce thriller angoissant emmène le spectateur en Catalogne à la recherche d’une rédemption.
Un dernier film avant rupture. Marion Cotillard et Guillaume Canet formaient l’an dernier l’un des couples les plus glamour du cinéma français. Aujourd’hui séparés, ils reviennent ensemble dans un film valise, « Karma ».
Pédophilie, secte, violence et emprise, Guillaume Canet ne s’épargne rien pour mettre en lumière Marion Cotillard, par ailleurs captivante de bout en bout, et il laisse Denis Ménochet faire le sale boulot dans un personnage tout droit sorti du « Nom de la rose ».
Tout pour Marion
Mais le film tient surtout autour de la performance de Marion Cotillard. L’actrice épate du début à la fin par la force de son jeu. Elle est donc Jeanne, une femme blessée. Elle essaie de se reconstruire en Espagne avec Daniel, son nouvel amant. Ce dernier ne connait rien du passé de sa dulcinée, un passé qui va bientôt la rattraper.
Au cœur d’une secte
Car lorsque Mattéo, le fils de Jeanne, disparait, cette dernière va devoir fuir la police : elle est la principale suspecte. Elle va se retrouver avec d’anciens bourreaux dans une secte dirigée d’une main de fer par Marc (Denis Ménochet). Celle qu’elle avait fui des années auparavant, laissant sur place un mari et deux enfants.
Denis Ménochet exceptionnel
Le résultat est une ode à Marion Cotillard. D’ailleurs, le film est écrit pour elle et cela se sent. Heureusement, la force du personnage joué par Denis Ménochet permet de trouver une autre porte de sortie. Marion Cotillard reste celle qui irradie de son charisme ce thriller sombre et torturé, au cœur d’une secte à peine plus dévoyée que d’autres.
10 ans après « Ne le dis à personne », Guillaume Canet renoue avec brio avec le thriller en livrant un film haletant et oppressant. Il aborde des thèmes graves, comme la pédophilie et l’emprise, d’une manière frontale, à travers les personnalités peu banales de ses héros.
Présenté hors compétition lors du dernier festival de Cannes, ce film accablant pourtant n’est pas le meilleur de Guillaume Canet.
Note : 7/10




