ACCUEILChroniquesNews

CAESARIA “CONNECTION LOSS” & COVIDÉO

Caesaria, qui attend avec tout autant d’impatience que nous la sortie de leur nouvel EP “Connection Loss“, ne sait pas pour autant s’endormir sur ses lauriers malgré le confinement. Le groupe en profite (si l’on peut dire) pour nous faire des covidéos at home avec les potos ! Nous évoquons tout ça avec Théo ! Interview !

Connection Loss est votre 3e EP qui sera dispo le 1er mai. Quelle en est pour vous la nouveauté ?
Pour ce nouvel EP, on a voulu aller plus loin dans ce qu’on appelle le « club rock » : c’est-à-dire ce mélange entre l’énergie du rock et les codes de l’électro. Sur Connection Loss, l’idée était d’avoir des morceaux ouverts et d’autres plus tranchés pour montrer plus largement l’étendue du club rock. On avait aussi une idée en tête de sa couleur d’où notre collaboration avec Brett Shaw qui a apporté ce côté feutré 90s aux titres rock/électro.

Vous êtes quatre dans Caesaria, qui fait quoi ? Tu es seul à l’écriture des textes ?
Pour les textes oui, c’est uniquement moi, même si je retouche beaucoup avec l’aide de Thomas certains passages pour les optimiser. Sinon, on compose tous beaucoup, on avance tous ensemble en répèt. Il y a beaucoup de travail individuel et à distance mais la concrétisation se passe toujours à quatre, en répèt.

Avez-vous besoin que vos chansons fassent sens ou préférez-vous être dans un rapport à l’énergie ?
Il faut évidemment du sens ! Tous nos textes et tous nos titres ont un sens : parfois plus léger, parfois plus dur, parfois plus tranché, parfois plus implicite : mais il y a toujours un message, une vision, un point de vue.
Il se trouve qu’on les exprime de manière énergique, c’est vrai, mais l’important pour nous est le sens. 

Quels sont les groupes dont vous vous sentez proches musicalement parlant ?  
Il y a beaucoup de groupes qu’on adore et qu’on admire. À la volée, je dirais : De Staat, Klaxons et évidemment les Foals ! 

J’imagine que la collaboration avec Brett Shaw n’est pas anodine sur vos influences. Avec le recul, quel est votre sentiment à propos de cette collaboration ?
Oui, c’était une réelle volonté de notre part de travailler avec lui. Son parcours musical et ce qu’il est en tant que londonien féru de rock étaient ce qu’on cherchait ! On a un super souvenir du travail avec lui : un record dans une ambiance chill mais permettant d’expérimenter à balles ! (sic). Donc vraiment, une pure expérience de studio.

Lorsque l’on vous voit sur scène, vous semblez vouloir conquérir le monde. Quel est votre rapport au public ?
Le monde en l’occurrence, c’est le public à ce moment-là. On veut le conquérir lui. On joue tout sur scène, c’est ce pourquoi on fait de la musique. On veut que le public vive quelque chose de beau avec nous. On est dans cet esprit de teuf, de partage mais toutes les cartes sont redistribuées à chaque fois qu’on foule une nouvelle scène, donc il faut être dedans. On le sait, mais nous ne sommes satisfaits d’un concert qu’uniquement lorsque le public et nous-mêmes sortons de scène en transpiration !

Vous avez réalisé plusieurs « covidéos », notamment en reprenant «The End Has No End » des Strokes. Outre la motivation évidente du partage, pourquoi avoir choisi cette chanson ?  
« Won’t you take a walk outside ? – Oh no » : pour cette phrase !
Et aussi pour le titre qui illustre bien la situation lunaire que nous vivons actuellement.

Visiblement, vous ressentez un réel plaisir. La preuve puisque vous augmentez encore le niveau à 6 en invitant vos amis d’Ojos (ex-Holy Two) dans votre « covidéo #3 » ! Comment vivez-vous vous cette expérience plutôt inédite ?
Effectivement, c’était une idée un peu immédiate juste parce qu’on avait envie de faire de la musique ensemble et puis ça a pris un peu d’ampleur. Du coup, on a réitéré et on s’est dit que ça serait cool d’inviter des potes à nous, pour tout simplement faire du son ensemble : on n’est pas allé plus loin que ça…
Dans ce genre de situation, tu trouves un peu des chemins différents pour produire et diffuser ta musique. Celle-ci en était un et c’était cool de produire à distance avec des artistes qu’on apprécie ! Mais il y a sans doute plein d’angles à prendre en cette période pour continuer d’exister.

Une expérience à reproduire dans la vraie vie, sur scène avec Ojos ?
Carrément ! Dès qu’on pourra retrouver le chemin des lives…

Justement, quelle est la chose qui vous manque le plus et que tu souhaites faire après le confinement ?
Les lives nous manquent de ouf ! Mais aussi et surtout, un bon gin tonic bien frais en terrasse avec une petite clope.

Caesaria ft. Ojos – The Youth (MGMT cover)

Très heureux de vous présenter cette covidéo #3 avec nos potos et excellents Ojos 🖤🧡Faîtes-la tourner les confinés ! On pense fort à vous.

Gepostet von CAESARIA am Donnerstag, 23. April 2020

Suivre Caesaria : https://www.facebook.com/wearecaesaria/
Écouter Caesaria : https://www.youtube.com/channel/UCMEWU68_G3rah-e7HXyzHDQ

Merci à Fred Lombard d’avoir rendu possible cet entretien.

Stef’Arzak