Avec Eisbär, Matmatah troque le bitume pour la banquise, le quotidien pour le rêve. Une échappée belle aux confins d’un imaginaire polaire où le réel semble avoir fondu.
Pulls islandais, instruments bois et ivoire, absence de câbles et de micros : tout concourt à cette étrange sensation d’être ailleurs. La banquise devient alors moins un paysage qu’un espace mental, une terre blanche où l’on peut enfin suspendre les règles du monde.
Entre mélancolie, chaleur humaine et douce absurdité, Eisbär avance comme un fantasme d’évasion. Un morceau qui donne envie de quitter la grisaille pour rejoindre, ne serait-ce que quelques minutes, cet endroit improbable où Matmatah joue de la musique au milieu des glaces.



