C’était Dimanche 13 avril, au New Morning, 18h.
Un horaire qui change tout!
Pas de course, pas de fatigue, la tête encore vraiment disponible. Un vrai plaisir.
Ce lieu iconique porte encore les échos de Miles Davis ou Chet Baker.
Mais ce soir là, ça n’était pas jazz.
Le post-punk rennais de MARQUIS.
Une soirée de deux concerts.
FRANÇOIS STAAL ouvre avec 1h15 de poésie rock, dense, presque incantatoire.
Lunettes noires à la Bashung, bottines vernies bordeaux.
Une présence forte.
Et puis l’attente monte.
19h45.
MARQUIS.
Ce n’est pas seulement un hommage.
C’est une reconquête.
Le début d’une nouvelle tournée que certains n’attendaient plus.
Le line-up :
Thierry Alexandre à la basse, toujours impassible
Éric Morinière à la batterie, pilier puissant
Daniel Paboeuf au sax et au chant, irremplaçable
Niko Boyer, seul à la guitare, énergie rock pleinement assumée
Et Flynn ( Simon Mahieu), au chant déjà présent sur les albums de Marquis ( Aurora 2021 et Konstanz 2023) , nouveau chapitre introduit par le regretté Franck Darcel .
Durant le concert, Flynn évoque Philippe Pascal et surtout Franck Darcel avec beaucoup d’émotion.
Les trajets, la création, les liens.
L’artiste belge néerlandophone au cheveux turquoises, Converse blanches aux pieds, m’évoque un personnage de manga.
Le contraste avec les « anciens » et l’univers sombre de Marquis est réel. Un peu déroutant au début.
Mais il prend sa place sur scène, la présence rock est bien là.
Son énergie embarque le public.
La setlist circule entre passé et présent,
de Marquis de Sade à aujourd’hui,
sans jamais tomber dans la nostalgie.
On replonge dans Brouillard définitif, Skin Disease, Henry…
et les nouveaux titres comme Pyramid ou European Psycho captivent tout autant .
Flynn rend hommage à Arno avec Putain Putain de TC Matic.
La salle reprend en chœur, « nous sommes tous des européens » Un vrai moment d’unité et ça fait du bien.
En rappel, « White Light White Heat »du Velvet Underground.
21h.
Les lumières se rallument.
une chose reste claire :
Marquis avance. Bonne tournée les gars!



