Au Noktambül, nouveau haut lieu indé de la culture chanson rennaise, jeudi soir, Vieux Garçon a partagé un beau moment de chant, vibrant d’une sensibilité aiguisée.
Le projet solitaire de Yannick, aka Helmut (chanteur de La Maison Tellier et rockeur d’Animal Triste), est né d’un choc cinématographique (Old Boy) et d’un besoin viscéral de réinventer le frisson des débuts, dit-il.
Dans cette nouvelle aventure, Vieux Garçon avance à découvert, avec en bandoulière ses rêves de jeunesse, son regard facétieux, son écriture tour à tour fataliste, coléreuse, drôle, fraternelle, cette voix douce, singulière, une guitare, un pedalboard et aussi ou surtout la joie de ce contact avec le public.
Un concert intimiste. Une escapade nocturne, un peu plus loin, hors du cadre, où un espiègle adulescent à la bonhomie sage de cœur et d’esprit, nous laisse percevoir avec justesse le rythme d’un battement de vie. On se rappelle alors, le temps du show, pourquoi nous aimons tant ces moments au pied de la scène.
Photos Annick Fidji












