Chroniques

Yasmin Pigeon, premier single “Possessive”

Yasmin Pigeon nous dévoile un premier single clippé “Possessive”. Un titre personnel et universel, qui invite à se connecter à ses sentiments les plus intimes…

Yasmin Pigeon est née à Paris, et pourtant, elle possède bien d’autres racines en même temps. Sa mère est brésilienne, son père français, et dans les années 90 ils montèrent ensemble la Favela Chic, le fameux club franco-brésilien du 11ème arrondissement parisien où Yasmin passa les premières années de sa vie, baignant dans la fête et la musique.
Ce fut ensuite l’Angleterre où, élève d’une école de quartier du Nord-Est londonien, elle cueillit la langue, la culture, mais aussi un déconcertant flegme britannique qui lui permit d’écrire ses premières chansons.

Dans son premier EP, prévu pour au printemps 2022, Yasmin utilise sa lumière intérieure, douce et réconfortante, parfois plus inquiétante et introspective. Grâce à son chant velouté elle sillonne, au milieu d’orchestrations épiques des grandes nappes de dissonances touchantes. 


Son premier single « Possessive », pourrait sonner comme une obsession amoureuse, puisqu’il aborde le sentiment toxique de se sentir appartenir à une personne que l’on aime et de se perdre en l’autre. Pourtant, au-delà de l’amour amant, il est ici question de n’importe quelle relation qui nous absorbe et nous confronte à un sentiment viscéral : la peur d’aimer par peur d’être quitté, la peur de ne pas savoir exister par et pour soi-même : « If I’m not yours, then who am I? ». Dans son cas précis, l’auteure laisse planer le doute quant au destinataire de ces mots ; un amour passé, sa mère ou encore sa sœur jumelle ?

Un processus de création d’autant plus introspectif qu’il est le fruit du fait que Yasmin chante, écrit, compose, produit, filme et met en scène sa musique. Si l’exercice est de l’ordre du sensible et de l’intime, il n’en est pas pour autant déconnecté d’une volonté esthétique et largement influencée. On y retrouve en effet un mélange de différents univers très forts, comme le cinéma gothico-burlesque de Tim Burton ou bien le rétro-futurisme dystopique de Grimes. Une ambiance visuelle lourde de sens et de signes qui s’accompagne d’une musique non moins référencée qui, piochant son inspiration chez Björk, Elis Regina ou Frank Ocean, donne naissance à une trip hop très marquée par le jazz et la soul.

Suivre : https://www.facebook.com/yasminpigeon/
Écouter : https://presave.io/t/yasminpigeon-possessive