Chroniques

[Interview] REB – “L’homme”

Véritable sensation pop française, ancrée dans notre époque, la musique de REB, est faite d’un savoureux cocktail électro-pop-chanson dansant qui possède une atmosphère particulière. À l’image d’une randonnée sentimentale au-delà des notes où son univers se dévoile pleinement dans un premier Ep, forcément trop court, mais très réussi dans le mélange des genres entre chansons pop et sonorités purement 80 s.  Après avoir sorti trois singles en 2022, elle revient cette année avec un premier EP, “L’homme”, comprenant 5 titres teintés d’un sentiment de mélancolie prégnant où Rebecca y est rayonnante et touchante par ses textes d’une sincérité pleine de générosité. Un opus brillant, révolté, joyeux, onirique, explosif, aux accents discos hyper efficaces. Nous lui avons posé quelques questions pour apprendre à la connaitre un peu plus…

 

Bonjour REB, peux-tu te présenter brièvement ?

Je suis REB, autrice compositrice interprète de pop française. J’ai sorti mon premier EP “L’homme”, qui comprend 5 titres, le 10 février 2023, après avoir sorti plusieurs singles l’année dernière. Parallèlement à ça, j’ai fait pas mal de concerts à Paris, cette année au Pop Up du Label et au Mazette pour la release party.

Qu’est-ce qui t’a amené à la musique ?

J’ai commencé le piano très jeune, à 4 ans. Mon grand-père paternel était pianiste, donc c’était assez naturel pour mes parents de me proposer de se mettre à cet instrument. J’ai tout de suite accroché, je l’ai étudié au Conservatoire, puis je me suis mise à un répertoire plus moderne vers l’adolescence. À peu près à la même époque, j’ai commencé à chanter un peu spontanément avec des amis, j’ai formé plusieurs petits groupes de reprises, de chansons pop-rock. C’est seulement bien plus tard que j’ai ressenti le besoin et l’envie d’écrire et composer mes propres chansons.

Quel est le déclic qui t’a poussé à sortir ce premier EP “L’homme”?

Le déclic pour moi, ça a surtout été celui de ma reconversion. Avant, je travaillais à plein temps dans une entreprise, j’avais fait des études et une carrière qui étaient très loin de la musique. Un jour, j’ai décidé de tout lâcher pour faire de la musique mon activité principale. Je pense que ça a été le résultat d’une longue période de maturation, de réflexion, de frustrations qui m’ont amenées un jour à me dire “c’est maintenant” ! Une fois que je me suis lancée, j’ai commencé à écrire, composer, créer sans me poser de questions sur le format. Une fois que j’ai eu une dizaine de chansons, tout s’est mis en place assez naturellement : j’ai su quelles chansons je voulais sortir, lesquelles feraient partie de l’EP et lesquelles je voulais sortir avant, en singles. Au fur et à mesure, il m’a semblé clair que je voudrais donner à mon premier EP le nom de ma chanson éponyme, “L’homme”.

Avec qui as tu travaillé pour sa conception ?

Lorsque j’ai commencé à travailler sur mes chansons, je les ai d’abord composées en piano voix, puis j’ai créé des maquettes comme je pouvais sur Ableton. Je cherchais une personne avec qui donner vie à ces chansons et on m’a parlé de Félix Remy, ingénieur du son du Studio Pigalle. Je lui ai écrit sur Facebook, il m’a proposé de lui faire écouter mes maquettes, je suis passée au studio, il a aimé, on a décidé de travailler ensemble sur l’EP. Pour le titre ‘L’homme’, j’ai travaillé avec Baptiste Homo et Clément Agapitos du groupe OMOH, qui réalisent notamment les albums de Marie-Flore, car je voulais un son très pop, crépitant, qui se détachait un peu des autres chansons de l’EP.

Les 5 titres de “L’homme” naviguent entre pop mélancolique et chanson française quelque part entre Cléa Vincent, Pi Ja Ma et Pomme. Quelles sont tes influences ?

J’aime beaucoup ces comparaisons, merci ! J’écoute de la pop française récente, mais aussi beaucoup de sons des années 70-80. De Michel Berger à Mylène Farmer en passant par Niagara, je pense que je m’inspire inconsciemment de sons assez rétro qui ont un côté vaporeux, un peu onirique, des rythmes souvent très entraînants et des mélodies qui restent en tête.

Un intrigant et mélodieux premier disque. Quel en est le fil conducteur ?

Je pense que le fil conducteur principal, c’est mon vécu, mes émotions. Chaque chanson raconte une histoire assez précise, une image forte que j’ai en tête, que je raconte depuis le prisme de ce que j’ai ressenti à ce moment-là. Par exemple, “Ici et Maintenant”, qui raconte une déclaration d’amour et d’attente de la réponse, tisse un fil d’émotions vécues, de l’excitation à l’impatience jusqu’au dénouement. C’est un peu comme un film synthétisé en 2’46 ! Un autre fil conducteur, c’est, comme tu le dis, l’importance accordée à la mélodie. Spontanément, je compose des chansons assez mélodieuses, c’est aussi ce que j’aime dans la musique que j’écoute.

Tu t’es déjà produite plusieurs fois sur scènes pour présenter tes morceaux. Quelle sensation, expérience cela t’a procurée ?

Cela fait maintenant un an et demi que je présente mes chansons sur scène, depuis mon premier concert en septembre 2021 où je les ai partagées pour la première fois à un public autre que mes parents ! Au fur et à mesure, elles ont évolué, dans les arrangements et l’interprétation. La particularité des deux derniers concerts que j’ai faits, au Pop Up du Label en janvier et au Mazette en février, c’est que je les ai présentées avec un groupe live, avec qui on a refait tous les arrangements pour pouvoir tout jouer sur scène. J’ai aussi partagé un tout nouveau piano voix que j’avais composé la semaine précédente, c’était super émouvant et un peu effrayant. Je ne sais pas encore s’il sera enregistré et si oui, sous quelle forme, c’est aussi possible qu’il n’existe qu’en live – comme d’autres chansons que je joue en concert d’ailleurs.

C’est un premier projet qui amorce forcément une suite. Quels sont tes prochains projets ?

Tout est encore en définition, mais je peux déjà vous dire qu’il y aura un clip avant l’été et d’autres titres cette année. À suivre !

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Photo de couv. Layla Gras