Billy Ze Kick était lundi 9 mars au Fury défendu à Rouen pour un concert joyeux et halluciné. Rencontre avec Nathalie, la chanteuse désormais en solo.
Nath, alias Billy Ze Kick, ne tourne plus avec les Gamin’s en folie mais en solo. Après 10 ans sans sortir d’album, elle est repartie sur les routes. « Depuis dix ans, effectivement. J’ai décidé de tourner plutôt que d’écrire des chansons. Et de gérer les concerts à ma manière avec mon petit sampler old school. Tous les membres du groupe avec qui je bossais sont partis faire leur petit bout de chemin. Par exemple, la dernière fois que j’ai vu la personne qui s’occupait du sampler, il me l’a mis dans les mains et il a dit : « Maintenant, c’est à ton tour de gérer. » Je me suis dit : « OK, je vais le faire. »
Pour ceux qui ont la mémoire courte, Billy The Kick, c’est d’abord “Mangez-moi”, une chanson sur les champignons hallucinogènes de nos campagnes. « Ça a été le tube de l’été, puis le scandale de l’automne. » sourit Nath. « Je ne vais plus aux champignons maintenant, car je suis devenue un champignon, donc j’ai plus besoin d’aller chercher. Maintenant, comme j’ai mûri, je me souviens de toutes ces plantes qui étaient comme des plantes sacrées. J’en ai marre qu’on fasse de la diffamation par rapport à ça. Que les gens soient inconscients et excessifs, c’est leur histoire. Mais les plantes, il faut leur lâcher les basques un peu. »
Pour Nath, il n’y a visiblement aucun mal à prendre ce genre de produit. Il faut juste le faire avec modération. « Ça m’a fait des grands zygomatiques. Après, si t’en prends excessivement, tu es responsable. On est des êtres responsables, des humains. Il faut arrêter de toujours se lâcher sur les autres, sur les plantes, sur le président. Il est temps d’assumer notre souveraineté individuelle et de gérer notre propre royaume d’abord. Avant de commencer à accuser ces plantes. »
« Les problèmes de dépression nerveuse »
Clairement, Nathalie voit surtout dans ces végétaux leurs effets thérapeutiques. « Une plante comme le Psilocybe, en microdose, résout les problèmes de dépression nerveuse, mais le Big Pharma ne va pas s’en servir. Le cannabis, il y a longtemps, c’était un médicament. Pas uniquement le CBD, mais comme tu le sais, le Big Pharma, les multinationales, ils ont diffamé cette plante-là pour pouvoir imposer le plastique, la pétrochimie à la place du chanvre. Parce que l’effet du chanvre, c’est 10 % de ses possibilités, de ses vertus. Avec du chanvre, on fait des vêtements, des huiles essentielles, de l’huile. Les graines de chanvre, c’est très nourrissant. Il faut arrêter. On est conditionné, on est orienté. C’est un manque d’éducation. »
C’est un manque de responsabilité. Il faut être responsable. Donc, si je prends en excès, il faut que j’apprenne à me modérer.
« OCB, c’était assez underground. »
Déjà dans l’œil du cyclone, le groupe a récidivé avec OCB, hymne à fumer des joints. Et a bien failli y laisser des plumes cette fois. Il est passé tout proche de la censure. « OCB, c’était assez underground. Et c’est la boîte à Bolloré. On nous en a beaucoup voulu avec ça. Mais bon, à l’époque, j’ignorais un peu qui c’était. Pour nous, c’étaient juste des très bonnes feuilles. Des feuilles très très fines. » (NDR : La marque de papier à rouler sigle de Odet-Cascadec-Bolloré appartenait à Vincent Bolloré, le patron de CNews, jusqu’en 2000. Elle a été vendue à Republic Tobacco. Billy Ze Kick l’avait transformé en “Occis Carton Blindé”
L’interview est à lire ici : https://www.agencefrancenews.fr/billy-ze-kick-ocb-le-tube-de-lete-le-scandale-de-lautomne/
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