Coup double pour Baz Luhrmann. Après avoir réalisé le biopic “Elvis” en 2022, il repart à la charge en proposant des images d’archives. Bien trop gnangnan.
Le rock’n’roll façon Elvis Presley, c’est d’abord des reprises jouées dans un grand casino de Las Vegas devant un parterre de jeunes filles hystériques et des convives verre de champagne à la main. On le comprend à nouveau vite, cet Elvis-là est d’abord la marionnette d’un homme, le colonel Parker. Bien caché sous sa cape criante, cet homme est un bête de scène. Tout l’intérêt de cet EPIC tient aux nombreuses images d’archives.
Un sacré déhanché
Elles montrent l’artiste au sommet de son art, au cœur des années 60. Et finalement, c’est bien tout ce qu’il y a à retenir d’Elvis, un chanteur à minettes au déhanché provocateur. Pour le reste, le film propose une version bien trop édulcorée et de bien trop rares images familiales pour être vraiment crédible. Elvis y apparaît comme un gros bêta, refusant de répondre à toutes les questions politiques. De petites culottes et des soutiens-gorges jetés sur scène, il apparaît également comme un sage chanteur, taquin et bienveillant, fidèle à sa Priscilla. Cette dernière apparait par moments, le temps de rares images d’archives.
Mort à 42 ans
Difficile d’y croire lorsque l’on sait que le chanteur est mort d’une overdose médicamenteuse à 42 ans, sans jamais s’être produit hors des États-Unis. Le King a donné des centaines de concerts, notamment dans les palaces de Las Vegas, allant jusqu’à se produire jusqu’à trois fois par jour. La qualité des images, la puissance sonore qui s’en dégagent valent alors, au-delà des polémiques, à elles seules le déplacement.
Patrick Auffret
Également en salle : https://www.agencefrancenews.fr/le-mysterieux-regard-du-flamant-rose/




