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DYE CRAP mais pourquoi sont-ils aussi cool ???

DYE CRAP est un de nos derniers coups de cœur pour de multiples raisons. En premier, il y a leur dinguerie communicative qui fait plaisir à entendre, leur folie furieuse ( garage, punk, rock ) qui ne demande qu’à nous envahir corps et âme et bien sûr leur sonorité 100% adrénaline à laquelle il est impossible de résister. Notre curiosité et notre volonté de les mettre, autant que possible, en lumière nous encourage à passer en mode interrogatoire (à la cool). Ils nous répondent avec la plus grande des coolitudes.

Pour commencer pouvez-vous vous présenter, avec vos rôles respectifs dans DYE CRAP ?
Léo : Salut je m’appelle Léo et je suis le batteur de DYE CRAP.
Maryan: moi c’est Maryan je fais de la guitare et des chœurs !
Mimo : Et moi Mimo, je suis au chant et à la guitare. Il y a Serj qui a reprit la basse cette année. Il n’a pas pu être présent aujourd’hui parce qu’il repasse ses cagoules !

Vous souvenez-vous de l’idée de départ qui a motivé la création du groupe ?
DYE CRAP
: On avait un précédent projet (The Baked Beans) qui s’est terminé suite au départ du chanteur. On avait tout de même envie de continuer la musique, on a donc composé beaucoup de nouveaux morceaux qu’on a eu envie de défendre sur scène. On a créer DYE CRAP pour ça.

Dans DYE CRAP il y a aussi des sonorités bien particulières qui renforce votre identité. D’où vous vient-elles ?
Maryan
: J’ai beaucoup écouté makeout videotape pendant l’enregistrement de l’album et ça a influencé mon son de guitare.

Mimo : J’ai été pas mal influencé par des artistes comme les Black lips sur certains morceaux de l’album, sur la façon de créer des morceaux comme des hymnes ou tout le monde gueule à l’unisson.

Votre premier album vient de sortir. Qu’est-ce que ça vous fait de dévoiler enfin vos compos aux oreilles du monde ? Pas trop la trouille ?
DYE CRAP
 : On avait surtout hâte que cet album sorte parce qu’on l’a enregistré en février 2020, ça commençait à faire long… On attendait de voir comment la situation allait évoluer pour potentiellement le défendre sur scène mais ça n’était plus possible d’attendre. On est très heureux que cet album soit enfin là.

Dans votre dernier clip “DAILY ROUTINE” vous mettez en scène la fête désabusée et solitaire. Y’a t il là un pied de nez à cette ambiance que nous connaissons depuis mars 2020 (covid + confinement = morosité ) ?
DYE CRAP: Et bien pour être franc, on n’avait pas fait le lien entre le clip et le climat actuel avant cette question. Les derniers clip qu’on a sorti (Cooloroonie et Daily Routine) étaient à peine écrits au moment de les tourner, ça partait surtout d’une idée simple. Après il est possible que cette morosité nous ait influencé inconsciemment. Mais ce sont avant tout la musique et les paroles qu’on a voulu mettre en image.

Cette désinvolture que DYE CRAP arbore fièrement est-elle propre à votre état d’esprit ?  
DYE CRAP: On est dans DYE CRAP exactement comme on est à longueur de journée. C’est avant tout une histoire de pote ce groupe. On peut être très sérieux chacun de notre côté mais quand on se retrouve on a qu’un objectif c’est de se marrer de tout et de rien, mais surtout de nous même ! On peut trouver ça désinvolte et dans ce cas on espère qu’il y aura de plus en plus de désinvolture dans ce monde.

Il y a dans votre album quelque chose de l’ordre de l’exutoire du défouloir. Pour vous y’a t’il un acte délibéré d’anti-morosité ? 
DYE CRAP: On a composé cet album dans l’objectif de créer des hymnes que l’on scanderait avec le public lors des concerts. Beaucoup de groupes qu’on aime et vu en live ont des refrains qu’on a hurlé au milieu de la fosse. C’est un lâché-prise total qui rend addicte. On espère vraiment pourvoir communiquer la même chose avec les personnes qui nous suivront.

Nous attendons avec impatience de pouvoir revivre les concerts. A plus forte raison Pour vous qui avez des morceaux à confronter avec le public. Comment vivez-vous cette attente ?
DYE CRAP: On a évidemment qu’une envie c’est de partager nos morceaux et notre état d’esprit avec les personnes qui nous suivent. Si cela a lieu on aura un rôle d’anti-depresseur à tenir !
Et depuis que l’on fait de la musique on pense nos morceaux pour la scène, les jouer seulement dans le salle de répète est assez frustrant.

Avant de vous libérer, une dernière petite question. Comment imaginez vous, la suite de DYE CRAP ?
DYE CRAP: Ce que l’on souhaite le plus possible c’est jouer sur scène partout, tout le temps ! On espère en vivre aussi forcément pour pouvoir si consacrer pleinement et produire dix fois plus qu’on ne le fait déjà !

Écouter DYE CRAP “Cooloroonie” : https://Modulor.lnk.to/Cooloroonie
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Photos © Jean-paul Groove

Stef’Arzak