29 juillet 2026, je viens tout juste d’apprendre le décès de Glen Hansard. Un vrai choc ! Très brutale, cette nouvelle, et ce d’autant, qu’il nous a offert un concert formidable à l’Olympia, le 30 avril dernier, un des meilleurs que j’avais pu voir de lui. Il était en pleine forme le Glen, manifestement heureux d’être sur scène, et aujourd’hui la mauvaise nouvelle… Putain de moto, comme on a déjà dit dans d’autres temps ! Et moi, qui suis motard, ça me parle tout particulièrement…
Que dire de l’attachement que je pouvais avoir pour cet Artiste qui mérite bien un grand A. C’est mon ami Philippe H qui me l’a fait découvrir en 2007, à la sortie du film Once, film primé (Oscarisé avec sa chanson « Falling Slowly », Grand Prix du Festival de Sundance…) où Glen tenait le premier rôle, son propre rôle en réalité. Phil H, c’est mon frère de concerts avec qui j’ai fait mes armes de photographe de bêtes de scène, rencontré grâce à mes photos de David Bowie, après ses concerts de l’Hippodrome d’Auteuil en juin 1983, dans une Fnac Services de l’est parisien où il était stagiaire… Depuis, on ne l’a plus lâché, Mister Glen, vu à presque tous ses passages parisiens, en solo ou avec Swell Season en duo avec Markéta Irglová qui avait partageait avec lui l’affiche de Once et ensuite une partie de sa vie. Pour The Frames, c’est grâce à l’ami Phil, expatrié en Belgique, toujours pour la Fnac, que j’avais réussi à les voir au Botanique de Bruxelles. J’en ai encore des frissons…
Après Freddy Mercury, Alain Bashung et David Bowie, Glen est le quatrième artiste qui me tire les larmes, l’impression de perdre une personne qui nous est très chère…
Au-delà de ses concerts, on a eu la chance de le rencontrer backstage à deux ou trois reprises. Ce gars était d’une générosité incroyable. J’ai souvenir d’une photo de lui Centre Culturel Irlandais de Paris avec entre les mains un album de Tomy Lobo, le groupe de mon fils, que je lui avais offert. J’étais tellement ému que je n’avais même été fichu de faire le point correctement, la photo est floue…
Vous l’avez compris, Glen Hansard, c’était un Artiste qui frappait au cœur. Un artiste trop peu reconnu, tout du moins en France, qui a pourtant parcouru le monde entier et collaboré et partagé la scène avec Springsteen, U2 ou Eddy Vedder… On se souviendra aussi de sa prestation en duo avec Lisa O’Neill, avec Fairytale of New York, lors de l’hommage rendu à Shane Mc Gowan…
Je suis bouleversé. J’avais encore, sous le coude, mes photos de son concert de l’Olympia d’il y a moins de trois mois et mon report à rédiger. Je pense que mes photos exprime bien la générosité qu’il pouvait avoir envers son public. Ce gars vivait pour la musique, il a démarré ado, dans les rues de Dublin, du côté de Grafton Street, avec sa guitare et sa voix extraordinaire. The best singer in the world ! Je ne sais pas combien d’octaves il envoyait, mais, putain, il envoyait… Une voix de baryton capable de passer sans transition de graves chaleureux aux aigus les plus intenses.
L’Olympia du 30 avril, c’était le premier concert de sa tournée européenne. Honneur à Paris, ville qu’il aimait manifestement beaucoup. Les parisiens ne lui ont pas rendu cet honneur, car la salle était loin d’être remplie…
Il était entouré de ses musiciens de longues dates puisque trois sur les cinq présents étaient des membres de The Frames, j’ai nommé Rob Bochnik à la guitare, Joseph Doyle à la basse et Graham Hopkins à la batterie. Pour compléter, Gareth Quinn Redmond était au violon et Ruth O’Mahony Brady aux claviers et en seconde voix.
Avoir un line up étiqueté The Frames, c’était l’assurance d’avoir de l’énergie à revendre et du plaisir à distribuer. Entre autres, les versions de Revelate, Fitzcaraldo (une de mes préférées), When Your Mind’s Made Up et bien-sûr de Falling Slowly, en duo avec Ruth O’Mahony Brady (à défaut de Markéta Irglová) qu’il nous offert ce soir resteront ancrées durablement dans ma mémoire…
Merci Glen et repose en paix…






































